dimanche 22 février 2009

Angkor

Angkor est l’ancienne capitale de l’Empire Khmer, un empire basé au Cambodge et qui avait sous sa domination plusieurs régions du Laos, du Vietnam et de la Thaïlande. Cet empire, fondé au début du IXe siècle par le roi Jayavarman II, connu son apogée entre 880 et 1300. C’est à partir de 950 que l’empire fixera sa capitale sur le site d’Agkor.


Le premier édifice construit sur le site (du moins, de ceux qui sont encore visibles) est le Preah Kô, dont la constuction a été ordonnée en 879 par Indravarman I, le successeur de Jayavarman II. Il s’agit d’un temple construit en briques et destiné à Shiva, un dieu hindou, l’hindouisme étant alors la religion officielle de l’empire.

C’est toutefois le fils d’Indravarman I, Yasovarman, qui est considéré comme le créateur d’Angkor. Il y entreprit des travaux gigantesques, y faisant notamment construire des digues et plusieurs monuments, désormais en pierre, comme le Phnom Bakheng et le Prè Rup.

Il y eut ensuite une période de troubles, ou la capitale de l’empire fut déplacée, avant d’être de nouveau relocalisée à Angkor sous le règne de Sûryavarman I. Il y eut ensuite d’autres querelles de succession. Une fois l’ordre rétabli, le roi Sûryavarman II fait construire le célèbre temple d’Angkor Wat (vers 1130).

Par la suite, Angkor fut occupée quelques années par les grands rivaux des Khmers, les Chams (un peuple de la partie centrale du Vietnam actuel). Le roi Jayavarman VII reprit le contrôle du site en 1181 et établit le bouddhisme comme nouvelle religion officielle. Par la suite, plusieurs constructions importantes furent réalisées à Angkor, notamment l’enceinte d’Angkor Thom, le Bayon, le Ta phrom et le Préah Khan. La capitale khmère s’étendait à cette époque sur environ 200 km2 et comptait plus d’une centaine de temples.

En 1243, le nouveau roi Jayavarman VIII imposa un retour de l’hindouisme comme religion officielle et détruisit de nombreuses sculptures du Bouddha érigées par ses prédécesseurs bouddhistes.
Le bouddhisme redevint la religion officielle vers le milieu du XIVe siècle, mais sous une forme qui préconisait principalement des constructions légères. Il ne reste aujourd’hui que peu de traces des constructions de cette époque.
Peu après, l’Empire Khmer commença à décliner rapidement. Les Thaïs firent sécession et fondèrent le royaume de Siam. Les incessantes guerres contre le Siam et les Chams ravagèrent l’Empire.
Le site d’Angkor sera définitivement abandonné en temps que capitale en 1431.

Angkor est composés de multiples merveilles, mais les deux plus notables sont probablement le site d’Angkor Thom et le temple d’Angkor Vat.

Angkor Thom

Angkor Thom, dont le nom signifie « la grande cité », est la cité royale qui a été construite par Jayavarman VII. Elle a la forme d’un carré dont les côtés sont d’environ trois mètres de long. Elle est entourée de douves et d’un rempart haut de huit mètres. Dans chacun des quatre murs se trouve une gigantesque porte sur laquelle est sculpté le visage de l’un des quatre grands rois de l’hindouisme. Au centre de la ville se trouve le Bayon, un temple dédié à Bouddha et dont la décoration est d’une richesse exceptionnelle.

Angkor Vat

Très probablement le temple le plus célèbre d’Angkor, Angkor Vat est aussi le plus grand monument de ce site remarquable. Édifié par Suryavarman II au début du XIIe siècle, ce monument, dont le nom pourrait être traduit par « la cité qui est un temple », était à l’origine un temple dédié à Vishnou, un dieu hindou. Il possède une architecture superbe et grandiose, ainsi que des bas-reliefs sculptés magnifiques. Pour ces raisons, Angkor Vat est souvent synonyme d’Angkor, et il est devenu le symbole du Cambodge, figurant même sur le drapeau national.

En résumé, le site d’Angkor est le souvenir d’une grande civilisation généralement méconnue à l’architecture d’une richesse tout à fait exceptionnelle.

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